19 Déc
  • Par PARIIS SENEGAL
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AMÉNAGEMENT DE BAS-FOND ET DÉCRUE CONTRÔLÉE

Retenues d’eau

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Fiche d’expériences de solutions d’irrigation mises en œuvre par la coopérative des producteurs de la vallée de NDINDERLENG, commune de Toubacouta, région de Fatick

Libellé/Présentation de l’expérience

Périmètre communautaire de la coopérative des producteurs exploitant la vallée de NDINDERLENG, superficie 32 ha

Catégorie : solution d’irrigation de type 1

Description des conditions d’émergence

La vallée a été aménagée pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans la zone accentuée par les contreperformances enregistrées dans Ciclo de equilibrio les secteurs de l’agriculture et de l’élevage fortement tributaires aux variabilités climatiques.

Le système d’irrigation pratiqué est le « Gandiolais » composé de panneaux solaires, de puits équipés de pompes solaires qui alimentent les bassins dans les parcelles. L’arrosage des plants se fait manuellement.

Ouvrage de régulation d’eau (non fonctionnel à cause des déficits pluviométriques) pour la riziculture de la vallée de NDINDERLENG

Sources, origines et processus de mise en œuvre

C’est une politique de maitrise de l’eau productive qui a été menée par l’USAID dans le cadre de son programme WULANAFA dans les bas-fonds et vallées du Sénégal.

La construction de la digue en 2009 avait permis une exploitation permanente de la vallée en toute saison. En plus de la production de riz en saison hivernale grâce à l’amélioration de la collecte des eaux de pluies par la digue, se développe le maraichage pendant la saison sèche grâce à la recharge de la nappe phréatique. L’optimisation des services offerts par le barrage de NDINDERLENG, crée non seulement la sécurité alimentaire, mais impulse une nouvelle dynamique dans toute la zone. C’est une vallée qui polarise plus de 5 villages sur plus de 233 ha dont seulement 32ha sont aménagés pour la culture maraichère et répartis en deux parcelles de 20 et de 12ha. Pendant la saison pluviale, c’est la riziculture qui est pratiquée dans les plaines inondées et après la pluie, c’est les populations pratiquent le maraichage. Quant à la riziculture, c’est un comité inter-villageois qui a été créé et qui gère les parcelles rizicoles et la coopérative s’occupe exclusivement du maraichage grâce à un système irrigué.

Cadre institutionnel et organisationnel de mise en œuvre de l’expérience

Cette expérience a nécessité la mise en place d’une coopérative de producteurs engagés et déterminés. La coopérative a été mise en place à travers une assemblée générale regroupant tous les producteurs maraichers de la zone. Suite à des critères portant entre autres sur : l’expérience en maraichage, la résidence dans la zone, l’acceptation de payer les droits d’adhésion et les cotisations, le ciblage des bénéficiaires composant la coopérative a été fait. Ainsi la coopérative compte 302 membres dont 170 hommes (avec 113 jeunes garçons) et 132 femmes (dont 61 jeunes filles). La part sociale est fixée à 15.000 F CFA et nul ne peut dépasser 3 parts pour des soucis d’équité et de justice sociale. Les organes de gouvernance sont l’assemblée générale et le conseil d’administration. Un bureau exécutif et des commissions ont été créés. Il s’agit des commissions maintenance, environnement, marché, irrigation et supervision.

Pour une meilleure sécurisation du foncier, la coopérative dispose d’un acte de délibération de la part de la commune de Toubacouta. Chaque sociétaire dispose de 1200m2 à exploiter qui intègre les membres de sa famille.

Ce périmètre est exploité grâce à une approche multi-partenariale :

  • Après la réalisation de la digue de retenu, le PAFA est intervenu pour clôturer le périmètre, creuser les puits hydrauliques et construire plus de 80 bassins) ;
  • Le PARERBA a apporté les équipements panneaux solaires, construire 60 autres bassins et le mini forage. Il a aussi clôturé l’autre parcelle de 12 ha, y construire un nouveau forage et des bassins semi enterrés.
  • World Vision  et  ANCAR  quant  eux,  interviennent  dans  l’encadrement  des bénéficiaires et le conseil agricole.

La forte représentativité des femmes (43,70%) et des jeunes (37,41%) dans la coopérative et dans ses instances de gouvernance, montre aisément que la dimension genre est bien prise en compte dans cette solution d’irrigation.

Ensuite, sur le plan de la planification, la coopérative, à la veille de chaque campagne, tient une réunion de planification, identifie les besoins en intrants des producteurs et passe sur le marché les commandes.

Sur le plan maintenance, la coopérative essaie de s’organiser tant bien que mal avec un responsable dédié même si par ailleurs, certains aspects techniques de maintenance dépassent leurs compétences et expertises.

 

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